Utiliser la terre comme support

Dernièrement, on a reçu un modèle qui préfère poser debout, même pour des poses longues. Et ça,  ça change des poses assises ou allongées !

Le David de Michel-Ange

Par contre, c’est là où j’ai découvert que les chevilles sont de remarquables points de faiblesse. Sur ce point, je n’ai pas pu m’empêcher de repenser au David de Michel-Ange qui possède un renfort sur la jambe d’appui. (Il faut dire aussi que je l’ai vu le mois dernier à Florence 😛 )

Je n’ai pas vraiment trouvé de solution pour vider ma pièce et la sortir de la potence sans la briser au niveau des chevilles. Par contre, lors de la réparation, j’ai utilisé une petite astuce bien pratique pour parfaitement caler une sculpture le temps d’une manipulation ou d’un séchage.


Potence cale en argile Potence cale en argile

J’ai utilisé tout simplement de la terre pour la maintenir à ma potence. C’est très pratique, car on peut modeler une cale qui épouse parfaitement les volumes de la sculpture. Et si l’on utilise une terre pas trop humide, il n’y a aucun problème pour la retirer plus tard, car la sculpture et la cale vont sécher chacune de leur côté, sans se coller entre elles.

Reste à voir maintenant si ma réparation tiendra lors de la cuisson.

Petite expérimentation du papier mâché

J’ai eu l’occasion de tester le papier mâché. Et ça change de l’argile !

Le papier à l’avantage d’être beaucoup plus léger que la terre ce qui m’a permis d’en profiter pour créer une sculpture « aérienne » : Une princesse suspendue dans les airs.

Par contre, j’ai découvert quelques inconvénients avec cette technique.

D’abord, il faut obligatoirement construire une armature en grillage. Ce qui veut dire qu’il faut avoir une idée précise de la forme que l’on veut créer et je trouve que cela limite grandement la possibilité de rechercher les volumes au fur et à mesure que la sculpture se forme. Dans tous les cas, il vaut mieux éviter de changer d’idée en cours de route 😛

Ensuite, la pâte à papier, ça colle aux doigts ! Et franchement, c’est carrément moins modelable que de l’argile et c’est super dur de rentrer dans le détail. Du coup, cette matière me semble un peu inadaptée pour les petites sculptures. On est aussi obligé de travailler en plusieurs couches avec un long temps de séchage entre chacune d’elle (quasiment une semaine).

Bon, le point positif, c’est qu’une fois que c’est sec, la pâte à papier peut se travailler un peu comme du bois. Du coup, ma solution pour essayer de sortir de l’aspect « boudiné » du papier a été de sculpter et poncer ma pièce. Et là, le dremel a vraiment été mon ami 🙂

Le papier mâché brut après ponçage

Après 2 couches de gesso

Je compte redessiner pas mal de détails à la peinture. Pour partir sur une base neutre, j’ai passé une bonne couche de gesso.

Voilà, prochaine étape, peinture et socle.

Moule à creux perdu

Création d’un moule à creux perdu sur une de mes sculptures en argile. Avec l’aide de Paul Marandon, expert en la matière 😛

Et voilà, il ne reste plus qu’à démouler la sculpture en cassant le moule avec un maillet et un burin. Le plâtre d’alerte (en rouge) signale lorsqu’on est tout proche de sculpture.